Souffrez vous de FOBO

Souffrez-vous de FOBO ?

Les américains adorent les acronymes, surtout pour caractériser de nouvelles tendances. Après le F.O.M.O, le F.O.B.O. semble être le nouveau mal du siècle.


De quelle bestiole est-il ici question ? La F.O.M.O (Fear Of Missing Out), désigne la frustration qui naît de la « peur de rater quelque chose », c’est-à-dire de ne pas pouvoir se rendre à une soirée, une expo, un rassemblement… Les réseaux sociaux tiennent évidemment une grande part de responsabilité. Sur combien d’events Facebook peut-on se mettre attending alors même qu’on ne s’y rendra jamais ? Combien d’amis globetrotteurs voit-on à l’autre bout de la planète poster des selfies sur Instagram ? Une multitude de destinations a priori paradisiaques que l’on ne connaît pas…

Sauf que la société évolue vite sous l’influence des avancées technologiques. Il semblerait que désormais, la nouvelle forme de F.O.M.O soit une F.O.B.O (Fear Of Being Offline), « peur d’être hors ligne, », c’est-à-dire de ne pas être connecté à Internet. Le syndrome a muté. C’est une étude Facebook IQ datant de décembre 2014 qui le dit.

FOBO FOMO Find your CM Digital Detox

Intitulée « Coming of Age on Screens », cette étude a interrogé et analysé des filles et des garçons de 13 à 25 ans dans 13 pays différents.

Résultat : pour la plupart des jeunes, Internet et les réseaux sociaux sont incontournables au quotidien.

En chiffres, ça donne ça :

70% déclarent avoir besoin d’être connectés à Internet quel que soit le lieu où ils se trouvent

46% avouent qu’ils se sentiraient perdus s’ils n’avaient pas accès à un réseau social.

Vous imaginez le type de problèmes que cela peut engendrer. Une large partie des jeunes adolescents souffre de la vie glamour affichée de leurs amis virtuels, des vies qui semblent bien loin de leur train-train quotidien. La vie à travers un filtre Instagram, un board Pinterest, une profile picture de Facebook est parfois en réel décalage. Du coup, les jeunes peuvent vivre à travers cette scénarisation permanente qui permet d’enjoliver la réalité. La vie, c’est d’abord ce que les autres en verront sur les réseaux sociaux. Sa vie sociale, c’est d’abord les interactions en ligne avec les autres. Sa popularité, c’est d’abord son nombre de followers. Là où ça devient obsessionnel, c’est quand il y a un désir d’immédiateté : être incapable de profiter de l’instant s’il n’y a pas de possibilité de le partager en ligne sur le champ et observer la réaction de sa communauté ?

La nouvelle génération ressent le besoin permanent d’être connectée partout. L’étude montre en effet que le téléphone portable est l’écran numéro 1 mais qu’ils alternent entre 5 écrans différents en moyenne dans la journée. D’autre part, les millenials utilisent les réseaux sociaux pour partager qui ils sont vraiment.

Ce n’est toutefois pas qu’une question de génération. Avec la généralisation des smartphones, il faut désormais faire face à une nouvelle situation : notre vie offline est potentiellement télescopée par notre vie online. On peut effectivement jeter un œil à une notification alors qu’on est en pleine conversation (sait-on jamais), ce qui change notre rapport à Internet.

Cette nouvelle donne doit être comprise. Il faut apprendre à voir les bons côtés et se rappeler qu’il n’y a pas de fatalité. C’est notre responsabilité de définir la vie virtuelle que nous souhaitons. Libre à nous de choisir sur combien de réseaux on veut être présents, combien d’applications on télécharge et utilise. Les possibilités pour modérer son utilisation d’Internet ne manquent pas. Un smartphone peut par exemple être mis en mode avion lorsque l’on a besoin de se reposer ou se concentrer afin d’éviter d’être dérangé. En outre, Facebook permet de mieux en mieux de s’adapter à l’usage qu’on souhaite en faire : grâce aux préférences, on peut choisir qui voir en premier sur le fil d’actualité, qui on veut ne plus suivre mais garder dans ses amis,… Nous vous expliquerons dans un prochain post comment modifier les paramètres de vos réseaux sociaux pour en avoir une utilisation optimale et adaptée à vos envies.

Face à la réalité de la dépendance à Internet pour certains, les réseaux sociaux ont développé de nouvelles fonctionnalités pour permettre aux internautes d’optimiser leur utilisation. Il est désormais possible de personnaliser nos comptes Facebook et Twitter afin de trier les informations et d’adopter un usage plus pertinent et moins chronophage de ces plateformes.

Posté le 18 novembre 2015 dans #DigitalDetox

Back to Top